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CROYANCES, COUTUMES


Les cérémonies jouent un rôle primordial dans la vie des sociétés en Afrique. Elles sont présentes à chaque moment important de la vie, de la naissance à la mort.

Pour l’ensemble des peuples d’origine bantoue, le culte des ancêtres et la transmission de leur pouvoir au sein du groupe jouent un rôle fondamental. Les rites initiatiques peuvent prendre des formes différentes mais ont tous le même but : faire rentrer l’impétrant dans la lignée des ancêtres afin que, lui aussi, puisse transmettre son savoir et sa force aux générations suivantes.
Cela vaut pour les hommes et pour les femmes à travers des rituels particuliers.


La naissance :

Chez la plupart des peuples de culture bantoue, le nouveau-né et sa mère sont tenus à l’écart du groupe pendant une dizaine de jours, le temps que se fasse la séparation entre le monde des ancêtres et celui des vivants. Quand la mère et l’enfant sont réincorporés dans le groupe, la hutte est purifiée et une chèvre est offerte en sacrifice aux ancêtres. Vers l’âge de quatre ans, l’enfant est sevré, ce qui donne lieu à une cérémonie sacrificielle.

La plupart des peuples noirs d’Afrique australe (à l’exception des Zoulous) pratiquent la circoncision. Elle reste pratiquée, en particulier chez les Xhosas au moment de l’adolescence, en hiver durant la cérémonie de Khwetha. Chaque jeune garçon doit passer par cette cérémonie s’il veut être reconnu en tant qu’homme. S’il ne passe pas par ce rite il sera toute sa vie considéré comme un jeune homme et aucune fille respectable ne voudra l’épouser. De la fin de l’automne jusqu’au début du printemps, les jeunes garçons devront rester dans une hutte spéciale, isolée des autres, où ils apprendront à se conduire loyalement envers la tribu ; ils endureront des tests physiques et seront privés de tous contacts avec les femmes. Durant cette période de réclusion ils ne doivent consommer ni alcool, ni tabac, ni viande, ni lait fermenté. Puis, les jeunes gens s’enduisent le corps et le visage d’argile blanche pour se protéger de l’influence du diable et s’enveloppent dans des couvertures blanches. Ils entament alors des danses, imitant les taureaux et se déchaînant jusqu’à l’épuisement. Ils visitent également les voisins pour se faire admirer et photographier, restant toujours à une distance raisonnable des femmes. Après la circoncision, qui survient au début du printemps, la hutte, les couvertures et autres objets ayant servis aux jeunes garçons sont brûlés et les jeunes hommes sont conduis à une rivière, en aucun cas ils ne doivent regarder en arrière. Dans l’eau ils se lavent de leur argile blanche et ainsi symboliquement de leur jeunesse. Arrivés sur l’autre rive ils reçoivent de leurs pères une nouvelle couverture. De retour à la maison ils seront enduit d’ocre rouge qu’ils ne pourront enlevés avant trois mois. Une fois cette période passée, ils seront enfin reconnus comme des adultes et pourront prétendre au mariage après un délais de quatre ans.
Chez les Ndebele, les Zoulous et les Basotho, les jeunes filles prépubères sont exposées à un rite équivalent. Elles sont éloignées pendant plusieurs semaines, instruites sur leurs futurs devoirs d’épouses avant d’être réintégrées au groupe au cours d’une cérémonie de danses et de chants.


Le mariage :

Dans les sociétés xhosa et zoulou, le jeune marié choisit sa compagne dans un autre clan que celui de son père. Il verse ensuite à son beau-père une sorte de dot, le lobola, qui correspond à un certain nombre de bovins et compense la perte de sa fille.
La cérémonie se déroule à l’église, les deux familles s’offrent de nombreux cadeaux.




Cérémonies traditionnelles :

L’Umhlanga est la plus grande cérémonie Zoulou, des milliers de jeunes filles vêtues d’une simple ceinture de perles défilent devant le roi traditionnel des Zoulous sur le site de son palais d’Enkoyeni, au nord du Zululand.
L’Incwala est une grande cérémonie chez les Swazis, elle marque le début de l’année lunaire, le roi et ses fidèles mâles sacrifient un bœuf.


La mort :

Chez la plupart des peuples d’Afrique Australe, la mort ne constitue pas une fin. Elle signifie que l'âme va rejoindre celles des ancêtres. Lorsqu’un décès survient, toutes les activités du village stoppent et chacun se consacre à la préparation des funérailles. Les tribus préviennent le plus possible de membres du clan afin d’accompagner le mort dans son voyage. Ainsi les funérailles restent le principal motif de déplacement des peuples sud-africains. Seuls les hommes assistent aux funérailles et sacrifient un bœuf. La veuve reste seule un an.

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